Seul sur la mer immense
de Michael Morpurgo – Gallimard jeunesse, 2008.
Roman en deux parties : la première dans laquelle Arthur, à la fin de sa vie, écrit ses mémoires. Petit orphelin anglais, il a été embarqué pour l’Australie à six ans, est devenu « esclave » dans une propriété dont il s’échappe avec son « grand frère ». Ils seront alors recueillis et « adoptés » par une femme merveilleuse.
La deuxième partie est le journal d’Allie, sa fille, partie seule en mer, accomplir le rêve de son père. Une histoire tout simplement merveilleuse et profondément humaine.
« Seul dans la mer immense » a reçu le prix 2008 des libraires indépendants britaniques.
Une Maman tout entière
Olivier Ka, Luc Melanson – Milan jeunesse, 2008.
Une Maman tout entière, c’est une maman qu’un enfant aime dans toute sa totalité !
Un album tendre sur un sujet difficile, magnifiquement illustré par Luc Melanson. Un album magique, qui met du baume au cœur à toutes les mamans et leurs enfants, qui raconte combien il est ridicule de penser que le physique doit passer par des normes.
Lettre à Maïté _de Manuela de Tervarent, Emmanuèle Sandron et Charley Case - Grandir, 2009.
Maman, Papa, Gabriel et Anna sont venus de l’autre côté du miroir de l’eau. Ils sont allés jusqu’en Chine, à la rencontre de Maïté, en suivant les fils…
C’est l’histoire d’une adoption.
Un album à plusieurs mains pour dire le bonheur d’une rencontre qui marque la vie de tous…
Une émotion pudique court tout au long du livre, gage d’un avenir riche en découvertes réciproques.
Mon gros bel œuf tout neuf
de Massenot Véronique – Gulf Stream, 2008.
Il était une fois, trois petits gourmands qui marchaient, le nez au vent et le ventre en avant. Or, soudain que voient-ils, posé là, comme ça, sur le chemin ? Mais oui : un gros bel œuf tout neuf ! De quoi faire un sacré festin. Vous avez des recettes ? Nos trois petits gourmands aussi. Seulement… trois recettes pour un seul œuf, c’est trop ! Comment choisir ?
Les Bêtes qui crachent, qui collent, qui croquent à la mer
de Jean-Baptiste de PANAFIEU - Gulf Stream, 2009.
Les Animaux de la plage et de la mer sont classés de manière originale par le type d’action désagréable qu’ils sont susceptibles de provoquer : piqûre, morsure, pincement, brûlure, etc… Chacun a droit à sa fiche d’identité sur une double-page. Des petits dessins humoristiques apportent une petite note ludique. Dame nature s’offre ici un bel écrin estival !
Le Parapluie de Madame Hô
Agnès de Lestrade ; ill. Martine Perrin. – Milan jeunesse, 2007.
Depuis la mort de son mari, le parapluie de Madame Hô était un peu son confident. Mais voici qu’un jour, au hasard d’une bourrasque, le parapluie s’envole. Il s’ensuit pour Madame Hô une quête éperdue, entre espoir et inquiétude, à la recherche de cet « autre » indispensable. Un récit aux multiples lectures, un thème universel de la recherche de l’être aimé, des images qui se dévoilent comme autant de paravents japonais. Une histoire intimiste et intemporelle
Petite Beauté
Anthony Browne - Kaléidoscope, 2008.
C’est l’histoire vraie d’un « gorille pas comme les autres à qui l’on avait enseigné la langue des signes ». Malgré toute l’attention de ses gardiens, Koko le gorille souffre de solitude. Il demande un compagnon et reçoit un adorable chaton qui s’appelle Petite Beauté.
Petite Beauté et Koko deviennent inséparables, jusqu’au jour où… L’univers de Koko et Petite Beauté est empreint d’humour, tendresse et beaucoup d’humanité. L’acceptation de la différence fait la force de ce récit. Il fallait tout le talent et la poésie d’Anthony Browne pour nous faire vivre cette histoire hors du commun.
Ma collection
Catharina Valckx – Ecole des Loisirs, 2008.
Osvaldo collectionne les coquilles de moules d’eau douce, il est très fier de ce joli ensemble que ses amis, Muguette et Totoche trouvent sans intérêt. Désappointé du si peu d’enthousiasme de ses camarades, Osvaldo plonge dans la mare et découvre le trésor des trésors : un coquillage magnifique tout en colimaçon comme un escalier de château. Une splendeur !… Les histoires simples et sans fanfaronnade de Catharina Valckx, sont un régal de justesse et d’humour. Ses albums sont bons comme du pain d’épices dont on ne se lasse pas.
Petite-Grenouille
Jacob Martin-Strid – Casterman, 2008
Tombé du ciel dans une météorite, le principal personnage de cette histoire est adopté par une famille Grenouille qui l’appelle…Petite-Grenouille, bien sûr !
Tout le monde aime Petite-Grenouille. Seulement voilà : le temps passant, il devient parfois un véritable petit démon accumulant les bêtises jusqu’à l’insupportable. Petite-Grenouille fait cuire le téléphone au four, lave tous les livres à l’eau et au savon, et même, met le feu aux cheveux d’un psychologue ! C’en est assez pour la famille de Petite-Grenouille, qui le gronde très fort ! Petite-Grenouille, fâché à son tour, décide de partir pour ne jamais plus revenir ! Mais une séparation peut-elle vraiment durer longtemps, dans une famille aimante ?
Une histoire farfelue, tendre et drôle, pour se persuader qu’on peut être beaucoup aimé, même quand on fait énormément de bêtises !
Tournicotte
Magali Bonniol - Ecole des Loisirs, 2008.
Bonhomme est triste : dès qu’il a fini de fabriquer un jouet, celui-ci s’en va avec l’enfant qui l’a choisi. Pour se consoler, il tortille un jour un vieux bout de fil de fer et…Tournicotte apparaît et se met à danser sur l’établi. Toi, tu restes avec moi ! dit-il, joyeux. Mais la princesse capricieuse l’apprend, vole la poupée de fer et fait jeter Bonhomme en prison ! Et tandis que Bonhomme cherche comment délivrer Tournicotte, Tournicotte la fidèle trouve, en se tournicotant, comment ouvrir le cachot de Bonhomme…
A poil(s)
Michaël ESCOFFIER, ill. de Kris DI GIACOMO – Kaléidoscope, 2008.

Depuis plusieurs jours, il fait exceptionnellement chaud dans la savane. Plus une goutte d’eau, les lacs sont aussi secs que le désert et les plantes sont prêtes à s’embraser à la moindre étincelle. Alors, le lion décide de faire quelque chose qu’il ne fait jamais : il enlève son costume. Oh ! là ! là ! que n’a-t-il pas fait là ?
Martin des colibris
de Alain Serres, Judith Gueyfier – Rue du monde, 2008.
Martin a une passion : observer puis dessiner les oiseaux de sa Charente natale. Un jour, il rencontre un botaniste qui s’apprête à faire le tour du monde à bord de La Coquille. L’enfant embarque en cachette et, quelques semaines plus tard, le voilà au merveilleux Brésil des colibris… Une magnifique invitation au voyage, au dessin et à l’observation attentive des richesses naturelles qui nous entourent. Cette histoire est inspirée de la véritable expédition de la corvette La Coquille, à laquelle participa, entre 1822 et 1824, le naturaliste René-Primevère Lesson.
Le tyran, le luthier et le temps
de Christian Grenier, ill. de François Schmidt – Ed. L’atelier du poisson soluble, 2003.
Un tyran désireux de connaître les pensées de tous ses sujets, afin de mieux exercer son pouvoir, convoque plusieurs savants et artisans pour les mettre au défi d’exaucer son désir. Leurs méthodes se révèlent infructueuses et finalement, c’est un luthier qui vient apporter au tyran une solution miraculeuse : un métronome qui, lorsqu’on l’arrête, stoppe le cours du temps, laissant la possibilité au tyran de surveiller à son gré tous ses sujets. Mais à force d’user de ce stratagème, c’est la vie du tyran qui se consume plus vite que de raison…
Les illustrations de François Schmidt, plus proches de la gravure que du dessin, sont d’une rare finesse ; avec une minutie poussée à l’extrême, il bâtit un univers poétique et plein de fantaisie, jusque dans les plus petits détails.
Jeu de reflets
de Hervé Tullet – Panama, 2008.
Hervé Tullet poursuit sa superbe exploration artistique en repoussant plus loin encore les frontières de l’objet livre. Grâce aux pages miroitantes, lignes et courbes noires se reflètent à l’infini. Dans le geste de la tourne, dans l’inclinaison du livre, dans la lumière de la pièce, tout est mouvement. Le livre devient sculpture mobile autant que théâtre d’optique. Plaisir suprême de la métamorphose : la découpe au centre de la page passe du carré au rond, comme une fenêtre qui s’ouvre, se ferme et s’ouvre à nouveau…
Hânsel & Gretel
de Jacob et Wilhelm Grimm, Kveta Pacovska – Minedition, 2008.
Un bûcheron très pauvre vit avec sa femme et ses deux enfants à la lisière d’une forêt. Quand la disette frappe le pays, les parents décident d’égarer leurs enfants dans la forêt. Les malheureux croient trouver refuge dans une merveilleuse maison en pain d’épices, mais c’est la maison d’une sorcière. Le talent de Kveta Pacovska n’est plus à démontrer, ses ouvrages très riches en couleur et en originalité raviront les jeunes lecteurs mais aussi les plus grands. Les illustrations abstraites stimuleront leur imagination et leur sens artistique en les entraînant dans un monde extraordinaire fait de rêves et de couleurs.
La marchande de vent
de Agnès de Lestrade, ill. de Joanna Boillat - Motus, 2006.
Coup de vent aux éditions Motus. Madame Alizée s’est invitée, investissant la plage aux cerfs-volants imaginée par Agnès de Lestrade, joliment dessinée par Joanna Boillat. La jeune femme aux cheveux souples et mouvants comme la mer tient avec succès un petit commerce où le vent est vendu « en sachet, en brique et même en bidon ». Aériennes, les illustrations accompagnent harmonieusement le texte. L’album, à l’image des personnages, est porté par un air ascendant, pertinent.
Monstre ne me mange pas
de Carl Norac et Carll Cneut – Pastel, 2006.
C’est un vrai plaisir de retrouver Carl Norac et Carll Cneut dans ce nouvel album publié chez Pastel. Dans un format à l’italienne nous voici dans un conte randonnée, entre aventure et jeux d’enfant. Alex est un petit cochon gourmand qui mange entre les repas. Sa mère le réprimande et lui ordonne d’aller se laver. Mais en chemin, les framboises sont trop attirantes et il ne peut y résister. Lorsque soudain, derrière lui, arrive un jeune monstre qui n’a qu’une envie : dévorer le petit cochon. Face à cet appétit d’ogre, Alex le cochon devra trouver des solutions pour se sortir des griffes du monstre jusqu’à l’intervention de la mère du monstre. Un album rondement mené, où texte et image jouent de la même malice et de la même ruse pour un beau moment de lecture.
Le prince bégayant
de François Place – Gallimard jeunesse, 2006.
Quelques rimes mélodieuses pour un conte africain qui a tout des grands ! Le prince bégayant s’ancre dans la tradition des récits ancestraux d’Afrique noire. Fidèle aux rituels qui entourent cette littérature et respectueux de la culture africaine, François Place conte avec le talent qu’on lui connaît une histoire pleine de sagesse, de poésie et d’humanité, tel le griot sous l’arbre à palabres à la tombée de la nuit. S’exprimant dans une langue ciselée qui élève le récit, François Place donne vie à un texte d’une rare beauté, et la splendeur des illustrations qui disent tout de l’Afrique, de sa savane, de ses cases et de ses animaux sauvages, est à couper le souffle.

















