Turtle tales from overseas par Pamela Hute – Wagram, 2010.
Trio parisien dominé par la voix électrisante et cristalline de sa chanteuse Pamela Hute, ce groupe jongle entre électro, pop, et post-punk.
Le tout condensé dans des mélodies imparables et de purs moments électriques.
Une formation réduite, l’essentiel dit sans superflu, Pamela Hute s’installe naturellement dans le paysage rock français.
XXXXX
du groupe "You Say Party We Say Die" – Discograph, 2010.
Le quintet canadien revient avec un troisième album déchaîné qui pimente sa formule dance-punk de new-wave et ajoute une dose de disco à des refrains enflammés.
Un cocktail qui avait déjà séduit le public et la critique de par le monde à deux reprises avec Hit the Floor (2005) et Lose All Time (2007).
Rebirth
Tribe – Discograph, 2009.
« Rebirth », ou l’acte de renaissance officiel d’un mythique collectif jazz.
Tribe, produit par Carl Craig, nous vient du Detroit des années soixante-dix. La Ville de Motown, de l’avant-garde, du mélange des genres et de l’ouverture d’esprit.
Ce disque regorge de groove, de soul, de funk et d’un jazz revendicatif et défricheur de terres inconnues.
Time for the devil
John & Jehn – Naïve, 2010
Une signature sur un label majeur est-elle toujours synonyme de suicide artistique pour un groupe si fougueux ? « Time For The Devil » nous incitera à répondre par la négative. C’est un deuxième album étonnamment marqué par une nouvelle direction que notre duo a concocté tranquillement, au sein de son studio flambant neuf. Décidés à rendre leur musique plus directement pop, les deux inséparables ont préféré miser ici sur un son plus musclé et plus propre. Ainsi, au risque de rompre avec le charme artisanal de leur livraison inaugurale, « Time For The Devil » est entièrement imprégné d’une nouvelle ambiance sonore où la basse vrombissante est proéminente et les voix mises en avant. Finalement, là où beaucoup d’autres groupes se seraient fourvoyés, le duo parvient à atteindre son but : maîtriser sa fougue originelle pour la placer dans un cadre plus ambitieux.
Interpretations : the British rock songbook
Bettye Lavette – Pias, 2010.
À l’affiche de Broadway ou chanteuse aux côtés d’Otis Redding, Bettye Lavette est, depuis de nombreuses années, une des grandes dames de la soul et du rhythm & blues.
Avec « Interpretations : The British Rock Songbook », elle nous montre une nouvelle fois qu’elle sait concilier avec talent, soul, blues, rock, funk, gospel et country. Rien ne lui résiste !
Les 13 titres de ce disque nous invitent à la découverte de standards du rock anglais. Des Beatles aux Rolling Stones en passant par Elton John ou encore Pink Floyd, Bettye Lavette les incarne tous avec force et finesse.
Tourist history
Two Door Cinema Club – Pias, 2010.
Le premier album du jeune trio irlandais fait partie de ces bazookas capables de faire exploser dans l’œuf tout débat sur la nécessité de renouveler la musique.
Sans innover une seconde, ces dix morceaux de pop musclée pile poil dans l’air du temps filent à cent à l’heure et prouvent un talent certain à tresser des chansons simplement irrésistibles.
Third round
de Manu Katché – ECM, 2010.
Third Round est le troisième album ECM du batteur. Ce disque présente une formation renouvelée tout en demeurant fidèle aux principes esthétiques des précédents opus, décrits par un critique comme la synthèse entre « une thématique jazz et des grooves magnifiquement métamorphosés »… Le bassiste Pino Palladino, qu’une vraie complicité unit à Manu Katché pour avoir assuré en sa compagnie la rythmique de nombreuses sessions, renforce avec nonchalance le caractère groovy de la musique. Le pianiste Jason Rebello possède un toucher délicat et une énergie bouillonnante, tandis que le saxophoniste Tore Brunborg s’empare des mélodies avec un lyrisme passionné et contrôlé.
Fever Ray
par Fever Ray – Pias, 2009
Il doit se passer de drôles de choses, dans la tête de Karin Dreijer Andersson, moitié féminine du duo électro The Knife. "Drôles" n’étant sans doute pas le mot. Plutôt étranges, voire effrayantes. Le premier album solo de la suédoise impressionne. Il est vivement déconseillé de l’écouter avant de dormir !
Sombres, froides, raides et synthétiques, à la fois minimales et complexes, ultra-occidentales mais ouvertes aux mystères de l’Afrique et de l’Asie, ses chansons ressemblent à un parc de Tchernobyl après la catastrophe : traversées de spectres pâles, de voix angoissées, de végétations aux anormales excroissances…
Au final, cet album est un disque sombre, hypnotisant, tétanisant, mélancolique et puissant.
La différence
par Salif Keita – Universal, 2009.
Le chanteur malien Salif Keïta exprime, dans ce nouvel album, ses convictions d’artiste comme rarement il a eu l’occasion de le faire. Il s’agit d’un véritable hymne à la tolérance.
Les sonorités acoustiques très orientalistes appellent à la compréhension entre les hommes, pour mieux lutter contre l’intolérance et les maux de notre temps. La couleur particulière de « la différence » tient également à l’apport de grands jazzmen, comme Ibrahim Maalouf, Jannick Top ou encore Bill Frisell.
Renouant avec les voix des griots, il nous agrippe au cœur et ne nous lâche plus jusqu’en fin de parcours.
Still night, still light
par Au Revoir Simone – Pias, 2009.
Parce qu’elles nous avaient touchés avec leur précédent disque, on savait d’avance qu’on allait continuer de suivre de près les filles d’Au Revoir Simone.
Derrière ce nom à haute teneur francophile se cachent trois jeunes américaines qui ont décidé d’unir leurs talents, en s’imposant quelques règles rigolotes, dont celle de ne jouer que sur des synthétiseurs vintage.
Avec leurs voix qui se mélangent à la perfection, leurs mélodies au charme ravageur et leur électro pop d’une fraîcheur enivrante, ces demoiselles n’ont pas tardé à séduire l’underground new yorkais, avant de débarquer sur le vieux continent.
Sacrificium
par Cecilia Bartoli – Decca, 2009.
Cecilia Bartoli ne cessera donc jamais de nous éblouir et surtout de nous étonner. Elle s’aventure dans le monde perdu et périlleux des castrats avec un nouveau livre-disque, somptueusement édité. Au programme, les maîtres encore méconnus de l’école napolitaine, en particulier Porpora et ses disciples qui formèrent les plus célèbres castrats des Lumières, dont Farinelli et Caffarelli. […]. Ce disque sans égal, tant par l’interprétation que par l’intelligence érudite de son programme, est à ce jour l’évocation la plus convaincante de l’art spectaculaire des castrats.
Denis Morrier
Diapason n°573 (octobre 2009)

Karma
Nathalie Natiembé – Wagram, 2009.
Nathalie Natiembé en convient aisément : son disque Karma est bien un ovni.
En 2008, lorsque la chanteuse réunionnaise retrouve le contrebassiste Vincent Segal et le batteur Cyril Atef pour quelques sessions d’enregistrement sur son île natale, elle sait qu’il est impossible de présager du résultat tant les musiciens de "Bumcello" fonctionnent à l’improvisation. Pourtant le résultat ressemble à un miracle musical.
Avec Karma, Nathalie Natiembé nous offre le grand frisson et plonge le Maloya dans une nouvelle ère.
Messin’ around tha house
Little Freddie King – D.G., 2008.
Un tout vieux papy du blues authentique se fait poser des prothèses électro et retrouve ses jambes de gamin !
Prenez un bon vieux bluesman de la Nouvelle Orléans (via le Mississippi où il a grandi), en activité depuis plus de 40 ans. Gardez le châssis (solide quoiqu’un peu rouillé), et recouvrez la carrosserie de peinture à paillettes. Posez-lui des jantes qui clignotent, des pare-chocs chromés et envoyez-le frimer dans le XXIè siècle.
Résultat : Messin’ Around Tha House, le nouvel album de Little Freddie King, qui alterne morceaux traditionnels de blues électrique et remixes groovy-électro.
Alpinisms
de School of Seven Bells – Pias, 2009.
Les New yorkais offrent avec Alpinisms, un premier album de pop stratosphérique, sonique et complexe dont les beautés froides révèlent de nouveaux trésors à chaque écoute…
Cristall ballroom
par Babx – Warner, 2009
"Parfois, la première chanson vous embarque si vite dans ses entrelacs mélodiques et textuels qu’on aborde la suite avec confiance et gourmandise, tant on a l’intuition que les suivantes seront à l’avenant. Parfois, plus rarement, le premier couplet suffit seul à vous donner cette même sensation. Avec Babx, non seulement le sentiment grisant de tenir un très bon disque vous attrape dès les premières secondes, mais il ne vous lâche plus, jusqu’à la toute fin."
Valérie Lehoux, Télérama n°3093 (25 avril 2009)
Just say
Kylie Auldist – La Baleine, 2008
Originaire des Samoa, Kylie Auldist est une des plus belles voix du moment. Elle nous chante une soul vintage à la façon de Sharon Jones ou Nicole Willis. Enregistré avec le groupe « The Bamboos », les rois du funk australien, son premier album est une bouffée d’énergie pure.
Unaltered empire
Mediavolo – Prikosnovénie, 2008.
3e album du duo brestois Mediavolo, « Unaltered empire » fait suite au déjà convaincant « A Secret sound » paru en 2006. Alors que leur univers nous évoque Cocteau Twins ou Love Spirals Downwards, comment imaginer à l’écoute de cet album que Mediavolo est bel et bien français ? La touche Mediavolo, c’est un son magnifiquement arrangé et une voix enchanteresse. Un album élégant, teinté de sentiments mélancoliques mais aussi d’espoir comme un conte de Tim Burton.
Seya
Oumou Sangaré – World Circuit, 2009.
Le retour après 5 ans d’absence de la diva malienne. Sans conteste une des plus belles voix d’Afrique. Oumou Sangaré chante les traditions de son pays tout en dénonçant les atteintes aux droits des femmes en Afrique.
Across the crystal sea
Danilo Perez – Universal jazz, 2008.
Ce disque est d’une beauté envoûtante. Arrangé et orchestré par Claus Ogerman, qui n’accepte qu’exceptionnellement des commandes, « Across the crystal sea » est l’adaptation de thèmes classiques par le pianiste panaméen Danilo Perez. 8 titres au lyrisme remarquable et aux orchestrations luxuriantes, dont deux morceaux de la chanteuse Cassandra Wilson, au sommet de son art.
« Dans le vaste univers du jazz, un tel disque, une telle splendeur, est une rareté ». Michel Contat - Télérama
The Ting Tings
The Ting Tings - Sony, 2008.
Formé en 2006, le duo indie/électro, composé de Jules De Martino et de Katie White, arrive en 2008 sur le devant médiatique. Les deux compères débarquent de leur Angleterre natale avec un premier album résolument énergique, des singles en pagaille d’une efficacité imparable.
Loyalty to loyalty
Cold War Kids – Pias, 2008
Le voici, le second album tant attendu des Cold War kids. Comme son prédécesseur, on ne se lasse pas de ces histoires existentialistes sur fond de blues rock psychédélique. Atmosphère intimiste, voix à fleur de peau, guitare abrasive, tous les éléments sont là pour servir un grand disque de rock.
Vantage point
de Deus – Universal, 2008.
Produit et réalisé par Dave McKracken (Depeche Mode, Faithless…), ce nouvel opus enregistré dans le propre studio du groupe à Anvers souligne l’extraordinaire audace et l’assurance de Deus. Tom Barman et ses comparses estiment avoir enregistré le plus "excitant" de leurs disques, un opus qui se situe dans la lignée de ses prédécesseurs, mais aussi, résolument aventureux !
Histrionics
de Scenario Rock – Sony Music, 2008.
Mehdi Pinson, cet amuseur déguisé en groupe, fait son cinéma et menace de conquérir le monde en chansons. Depuis quelques années, la pop française a mis un tigre dans son moteur. Des musiciens se rebellent, passent à l’acte et pointent le bout de leurs instruments sur la scène internationale. Histrionics est un hymne à la diversité musicale, exprimée en anglais pour mieux faire exploser les frontières.
Rayon de lune
de Ensemble Aromates - Alpha, 2007.
À la croisée des chemins, un disque sans frontière qui nous rappelle le caractère universel de la musique. L’Ensemble Aromates est constitué de musiciens de formation classique, évoluant dans différents horizons musicaux - médiéval, baroque, contemporain, jazz, tzigane, salsa… Ils rendent hommage à tous les musiciens de tradition orale grâce à qui ces musiques ont survécu et à tous ceux qui la recueillent pour en laisser une trace écrite.
Clameurs
de Jacques Coursil - Universal, 2007.
Ce musicien martiniquais a traduit en musique les grandes luttes du peuple noir. Il est accompagné de Mino Cinelu aux percussions. Il nous livre dans l’album Clameurs quatre oratorios pour trompette et voix, restitués dans leur langue poétique (créole, français, arabe)
Anything Else
de Rosario Giuliani - Dreyfus, 2006.
Musicien incontournable dans le monde du jazz ! Venez (re)découvrir ce célèbre artiste italien et son quintet dans ce magnifique album.
Breathing under water
de Anoushka Shankar et Karch Kale - Blue Note, 2007.
Anoushka Shankar, joueuse de sitar, est la fille et l’élève du célèbre Ravi Shankar.
Karsh Kale est un multi-instrumentiste aux origines semblables à celles d’Anoushka.
Breathing under water nous fait entrer dans une atmosphère où musique traditionnelle indienne, pop et jazz se côtoient.
Le titre Sea dreamer nous donne l’occasion d’apprécier un duo avec Sting.
Bring me the workhorse
de My Brightest Diamond- Differ-ant, 2006.
Attention aux émotions.
La voix de l’américaine Shara Worden est un instrument impressionnant qu’elle maîtrise superbement.
Un disque pour les amateurs de PJ Harvey et Portishead.

























