Dans le fascicule "Bilan 2001-2007" distribué récemment par la municipalité, à la page où est abordée la question de l’accessibilité, l’illustration est une photo d’une personne en fauteuil roulant contrainte de circuler sur une bande de trottoir qui fait tout juste la largeur du fauteuil roulant, et ce à cause d’une voiture stationnée sur le trottoir, que l’on voit très clairement sur la photo.
J’ai du mal à comprendre le message de cette photo. A ma connaissance, les trottoirs sont faits pour les piétons. Si les voitures n’étaient pas stationnées sur les trottoirs mais sur la chaussée (c’est-à-dire dans leur domaine et pas dans celui des piétons), les personnes à mobilité réduite (càd les personnes en fauteuil roulant mais aussi celles qui poussent une poussette, qui traîne une valise, qui ont des béquilles, etc. - autrement dit : pas uniquement les personnes souffrant d’un handicap moteur permanent, mais potentiellement tout le monde) n’auraient pas à se contortionner pour passer entre la voiture et le bord du trottoir, ou entre la voiture et le mur des maisons.
Le cas présenté sur la photo est d’ailleurs une situation que l’on pourrait presque qualifier d’idéale, si on fait abstraction du fait que la voiture stationnée impose aux piétons d’adapter leur trajectoire. En effet, dans la majorité des cas, le trottoir n’est pas suffisamment large pour permettre à un piéton (même sans poussette ni fauteuil roulant) de passer lorsqu’une voiture est stationnée.
En tant que pousseur régulier de poussette, je trouve inadmissible que les trottoirs soient utilisés pour du stationnement, forçant les piétons à descendre sur la chaussée au risque de se faire renverser.
Je trouve également inadmissible, dans une période où mon fils d’à peine deux ans apprend à marcher et à s’approprier l’espace public, de le faire marcher sur la route quand une voiture nous empêche d’utiliser le trottoir. Dans ces conditions, comment les enfants peuvent-ils comprendre qu’on ne doit pas marcher sur la chaussée mais sur les trottoirs ?
Mettre en oeuvre une véritable politique d’accessibilité continue de la voirie et des espaces publics (comme vous l’impose la loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées), ce n’est pas uniquement construire et aménager. C’est aussi simplement faire respecter les règles de stationnement, en faisant en sorte que les voitures ne se garent pas sur les trottoirs. C’est une mesure dont le coût est d’ailleurs pratiquement nul (par rapport à l’élargissement de trottoirs par exemple), et elle présente un autre avantage : les voitures étant stationnées sur la chaussée, la largeur des voies circulables est réduite, ce qui a un effet direct sur les vitesses moyennes pratiquées. Et dans de nombreuses rues de Saint-Sébastien (peut-être pas dans toutes, bien entendu), la largeur de la voie est amplement suffisante pour accueillir une rangée de stationnement (voire deux) et laisser suffisamment de place pour circuler.
Je vous remercie par avance pour votre réponse à ces quelques observations.
Tout d’abord, un grand merci pour cette réaction citoyenne que nous partageons pleinement.
Bien sûr, il s’agit de provoquer un réaction réflexe des automobilistes peu respectueux des autres usagers du domaine public et en particulier des utilisateurs de trottoir.
Notre police municipale réagit chaque jour (près de 700 pv en 2006 et 50 pour le première semaine du mois de février) à ce type de situation. Il est malheureusement impossible de prévoir un policier derrière chaque comportement inadmissible et insupportable.
Un nouveau policier municipal (Agent de Sécurité de Voie Publique) vient d’être embauché avec une mission essentielle de chasse au non respect des règles de stationnement.
Enfin, nous élargissons progressivement les trottoirs pour le mettre en conformité avec les normes actuelles (1,40m) comme nous l’avons fait dans la rue Henri Mainguet.
Cette mise aux normes n’est pas toujours facile comme vous le faites d’ailleurs remarquer. Elle est en effet parfois très onéreuse non pas à cause du côut de réalisation mais de celui de l’indemnisation des propriétaires en cas d’expropriation.
Cordialement,
Philippe RIOUX, maire-adjoint à l’aménagement de la Ville.
A titre personnel, je trouve ce type de réaction bidon et typique du frustré de l’urbanisme, en particulier quand l’auteur du post utilise le mot "inadmissible". regarder un coup a droite et un coup à gauche pour vérifier qu’une voiture arrive, ca fatigue les yeux et le torticolis est de mise. Un peu de bon sens, les usagers de la route et les piétons sont souvent les mêmes. Vous l’avez déjà sans doute fait dans votre jeunesse ou lors d’un démenagement. De plus en me baladant dans saint seb j’ai du croisé deux ou trois bagnoles garées sur le trottoir alors que je ne compte pas les excréments des chiens, les plastiques par terre que les gens jettent. En bref, un peu de tolérance, dans la vie rien n’est parfait, il faut s’adapter. Si la voiture vous horripile je vous conseil la campagne. Vous verrez, votre enfant respirera mieux et n’aurai pas à vous souciez de ce type de détail.
Pour la refonte des trottoirs, je pense qu’avant de les voir tous à 1,40m on a le temps d’attendre, un peu comme pour les routes ou on balance des graviers tout les ans pour sauver la mise…
je suis tous les jours sur les trottoirs de St Seb parce que j’utilise les bus. Je marche en permanence sur la route car les trottoirs sont encombrés, non pas de 2 ou 3 voitures, mais de presque toutes les voitures de chaque rue.
Il est obligatoire d’avoir un certain nombre de places de stationnement sur son terrain. 2 il y a 20 ans, maintenant je crois que c’est 3. Ce n’est tout de même pas compliqué de rentrer sa voiture dans son allée. Et si on a 2 voitures, il y a le garage qui fait partie de ces places obligatoires.
Vous faites probablement partie de ces personnes qui voudraient rentrer avec leur voiture dans les magasins, si elles le pouvaient, ou qui stationnent sur les places pour handicapés parce qu’elles n’en ont que pour 5 minutes pour aller à la poste ou au bureau de tabac.
Que répondre à "anonyme" que Pierre n’a déjà dit ? Les trottoirs sont pour les piétons, les routes sont pour les voitures. En tant qu’automobiliste, accepterions-nous que des piétons marchent au milieu de la route ? Probablement pas. Donc je ne vois pas pourquoi l’inverse devrait être vrai.
Et merci d’éviter de parler de tolérance pour justifier des comportements qui pénalisent le plus ceux qui ont des difficultés à se déplacer, que ce soit avec une poussette ou un fauteuil roulant.
Bonjour
Dans le fascicule "Bilan 2001-2007" distribué récemment par la municipalité, à la page où est abordée la question de l’accessibilité, l’illustration est une photo d’une personne en fauteuil roulant contrainte de circuler sur une bande de trottoir qui fait tout juste la largeur du fauteuil roulant, et ce à cause d’une voiture stationnée sur le trottoir, que l’on voit très clairement sur la photo.
J’ai du mal à comprendre le message de cette photo. A ma connaissance, les trottoirs sont faits pour les piétons. Si les voitures n’étaient pas stationnées sur les trottoirs mais sur la chaussée (c’est-à-dire dans leur domaine et pas dans celui des piétons), les personnes à mobilité réduite (càd les personnes en fauteuil roulant mais aussi celles qui poussent une poussette, qui traîne une valise, qui ont des béquilles, etc. - autrement dit : pas uniquement les personnes souffrant d’un handicap moteur permanent, mais potentiellement tout le monde) n’auraient pas à se contortionner pour passer entre la voiture et le bord du trottoir, ou entre la voiture et le mur des maisons.
Le cas présenté sur la photo est d’ailleurs une situation que l’on pourrait presque qualifier d’idéale, si on fait abstraction du fait que la voiture stationnée impose aux piétons d’adapter leur trajectoire. En effet, dans la majorité des cas, le trottoir n’est pas suffisamment large pour permettre à un piéton (même sans poussette ni fauteuil roulant) de passer lorsqu’une voiture est stationnée.
En tant que pousseur régulier de poussette, je trouve inadmissible que les trottoirs soient utilisés pour du stationnement, forçant les piétons à descendre sur la chaussée au risque de se faire renverser.
Je trouve également inadmissible, dans une période où mon fils d’à peine deux ans apprend à marcher et à s’approprier l’espace public, de le faire marcher sur la route quand une voiture nous empêche d’utiliser le trottoir. Dans ces conditions, comment les enfants peuvent-ils comprendre qu’on ne doit pas marcher sur la chaussée mais sur les trottoirs ?
Mettre en oeuvre une véritable politique d’accessibilité continue de la voirie et des espaces publics (comme vous l’impose la loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées), ce n’est pas uniquement construire et aménager. C’est aussi simplement faire respecter les règles de stationnement, en faisant en sorte que les voitures ne se garent pas sur les trottoirs. C’est une mesure dont le coût est d’ailleurs pratiquement nul (par rapport à l’élargissement de trottoirs par exemple), et elle présente un autre avantage : les voitures étant stationnées sur la chaussée, la largeur des voies circulables est réduite, ce qui a un effet direct sur les vitesses moyennes pratiquées. Et dans de nombreuses rues de Saint-Sébastien (peut-être pas dans toutes, bien entendu), la largeur de la voie est amplement suffisante pour accueillir une rangée de stationnement (voire deux) et laisser suffisamment de place pour circuler.
Je vous remercie par avance pour votre réponse à ces quelques observations.