Dans le cadre des Rencontres du Développement durable, Aurélie Le Marec nous explique les caractéristiques de cet art japonais, qui se veut esthétique et écologique.
Avant tout, le Furoshiki c’est quoi ?
Le Furoshiki est l’art de nouer et plier le tissu pour emballer les cadeaux ou transporter les objets. C’est un carré de tissu, ourlé que l’on peut adapter selon le pliage. Le contenant s’adapte au contenu, et le tissu a plusieurs utilisations.
Le terme « furoshiki » désigne à la fois le tissu et l’art en lui-même. Outre son côté pratique et esthétique, il a un côté écologique car il limite l’utilisation des sacs plastiques.
En ce qui concerne l’emballage cadeau, il est traditionnellement possible de le laisser à la personne à qui on offre. Ainsi, elle le réutilise si elle pratique elle-même le Furoshiki ou elle le garde en napperon ou autre. D’ailleurs, c’est le cas le plus fréquent. Symboliquement, cela est fort car l’emballage devient un objet porteur d’histoire.
On peut aussi très bien le récupérer : ce n’est pas mal vu. On peut utiliser n’importe quel tissu en coton, synthétique, soie, pas forcément le Furoshiki. D’autant que moi, les vrais Furoshikis, je suis obligé de les faire importer.
Comment avez-vous découvert cet art, et comment se traduit votre activité ?
Je viens d’une formation Histoire de l’Art. J’ai étudié les arts asiatiques et c’est là que j’ai découvert les tissus japonais et l’art du Furoshiki. Je suis auto-entrepreneur depuis novembre 2009. Globalement, je suis sensible au développement durable et j’adopte une attitude éco-citoyenne dans mes gestes quotidiens.
Bien que ce soit un art japonais à la base, j’oriente mon activité davantage sur le développement durable, et l’aspect écologique de cette pratique. Mon but est de faire découvrir cet art et de l’initier. J’interviens dans les maisons de thé, dans toutes sortes de structures intéressées, j’anime des ateliers avec des enfants dans les centres de loisirs.
J’anime un site Internet ou on peut voir des vidéos et des idées de pliage. J’ai dernièrement adhéré à Ecopole, ce qui me permet de participer à des projets, et de me faire un réseau. De plus, je réfléchis à une collaboration avec Ecorev, pour donner une seconde vie à de vieux bouts de tissus.
Est-ce qu’une seule séance suffit pour apprendre ?
Oui. En une seule séance, vous apprenez les bases car c’est très facile. Il suffit de savoir faire des nœuds. D’ailleurs les gens ne viennent qu’une seule fois pour le moment car je ne fais que des cours d’initiation. Le perfectionnement viendra plus tard. C’est à la fois ludique et pratique.
Comment est né cet art ?
Chaque civilisation a eu sa méthode de portage. En France, on connaît le baluchon mais à chaque région du monde sa spécificité. A l’époque, l’utilité première était bel et bien le côté pratique. Mais les marchands ont peu à peu utilisés les beaux motifs japonais pour mettre en valeur leurs produits dans de beaux emballages. Au 17ème siècle, pour aller au bain public, les Japonais utilisaient cette technique pour transporter leurs affaires de bain.
Vous allez participer aux Rencontres du Développement durable ?
Oui, j’anime un atelier démonstratif le 27 mars de 14h à 18h, en partenariat avec Ecopole, ainsi qu’un stand sur le marché bio durant cette période (vente et démonstration).


