Expressions
des groupes d’opposition

Magazine n° 201 Février 2023

La gauche écologiste et citoyenne

Avec le verdissement des cours d’école, de nombreux sujets sont posés : place de la nature, partage de la cours entre filles et garçons, accessibilité, mais aussi prise en compte des rythmes de l’enfant, émancipation et mixité sociale. Ces enjeux, significatifs des évolutions de la société et des défis environnementaux et sociaux que nous devons relever, alimentent les réflexions des collectivités sur leur politique éducative.

Lors du vote des subventions aux projets pédagogiques des écoles de la ville, nous avons évoqué la publication à l’automne des indices de position sociale (I.P.S.) des établissements scolaires, par le ministère de l’Éducation. Ces derniers ont révélé un déséquilibre entre les écoles publiques et privées, au détriment des premières. Le ministre a affirmé que l’enseignement privé ne participe pas suffisamment à l’effort de mixité sociale et scolaire. Dans le classement communal, l’I.P.S. indique que les quatre écoles qui accueillent le plus d’enfants venant de milieux défavorisés sont des écoles publiques. Il est logique alors qu’elles soient plus aidées. Si personne ne conteste que soient menés des projets pédagogiques dans les écoles privées, nous nous interrogeons, dans ce contexte, de la pertinence d’un financement public à ces dernières au-delà de ce que prévoit la loi.

Avec la mise en place des rythmes scolaires, la Ville de Saint Sébastien s’est dotée d’un projet éducatif territorial, dont l’objectif est de proposer à chaque enfant un parcours éducatif cohérent avant, pendant et après l’école. D’autres réflexions sont menées dans le cadre du conseil municipal enfant ou du partenariat avec l’UNICEF. Aujourd’hui, à l’exemple de l’égalité fille/garçons ou de l’éducation à l’environnement, de nouvelles préoccupations éducatives émergent, partagées par tous. Nous avions à l’occasion du renouvellement de la charte “ Ville amie des enfants ” demandé à faire un point sur ces différentes actions pour aller vers la construction d’un projet éducatif élargi. Y associer parents, enseignant·e·s, services municipaux et associations permettrait une mise en lien des initiatives locales à destination de la jeunesse.

Saint-Sébastien humaine et nature

Les cours de nos écoles : entre souvenirs d’enfance et besoin de les adapter pour le bien-être de nos enfants. Quel que soit son âge, nous avons toutes et tous des souvenirs de l’école de notre enfance : les enseignants et les personnels municipaux, le groupe de copains et de copines, les salles de classes, les matières enseignées avec toutes les découvertes apportées, la cantine… et la cour de l’école. Elle joue un rôle important pour le bien-être de nos enfants et pour favoriser les apprentissages éducatifs et sociaux. Mais souvent, dans les écoles françaises, la conception et les aménagements des cours d’école sont à l’origine de difficultés : trop de bitume et pas assez d’ombre, manque de place ou d’abri, manque de diversité de l’usage, accaparement de l’espace par les garçons…

Rappelons que les communes ont la responsabilité des équipements scolaires maternelles et élémentaires. Ces dernières années, dans beaucoup de villes, l’aménagement des cours d’école est devenu un enjeu : scolaire, éducatif, social, climatique…

A Saint-Sébastien, nous avons cinq groupes scolaires publics. Il est important que les cours d’école soient réaménagées. Cette démarche doit être collective et partagée avec les partenaires du système éducatif, municipaux, enseignants, DDEN, parents et élèves avec plusieurs ambitions. Nos cours d’écoles doivent être : ludiques et éducatives, sécurisées et sécurisantes, inclusives et égalitaires, climatiquement adaptées, insérées dans leur quartier. Face au réchauffement climatique de plus en plus évident, il est impératif de réfléchir à une végétalisation des cours d’école afin de limiter au maximum la surchauffe dans les classes.

Réforme des retraites

A l’heure où nous écrivons notre tribune, le gouvernement adécidé de passer outre la représentation nationale en utilisant l’article 49-3 pour faire adopter sa réforme sans vote. Nous dénonçons un déni de démocratie. Cette réforme est injuste pour le plus grand nombre et plus particulièrement pour les plus modestes, ceux qui ont commencé à travailler très jeunes et les femmes.

Hervé Camus, Jean-Yves Guillet, Christelle Dugast
saint.sebastien.ensemble@gmail.com
Laurent Keunebroek
stsebencommun@gmail.com

Michel Caillaud, Christine Le Mentec-Tricaud, Pascal Costenoble :
saintsebastienhumaineetnature@gmail.com